
Il n’en est rien. Le patrimoine appartient à un maître qui peut en disposer librement, à sa guise en vendant, donnant, détruisant ses propres biens. Or la nature n’appartient pas à l’homme. Elle ne vaut pas eu égard à son utilité à une espèce élue, ne lui offre pas un décor et des ressources. Elle vaut par elle-même et pour elle-même. […] Pour la majorité des élus et décideurs, il convient, tout en affirmant une posture responsable, de perdurer à implanter des infrastructures de transports partout, de développer, d’aménager, d’exploiter, de rentabiliser, c’est-à-dire de détruire la nature. Qui leur apprendra qu’il est plus urgent, plus essentiel de créer des réserves naturelles que des routes, des aéroports, des lignes à trop grande vitesse? Comment le sommet de la terre à Rio pouvait-il ne pas échouer quand on mesure le chemin restant à parcourir pour que l’humain comprenne cette valeur première de la vie dans sa luxuriante diversité?
Gérard Charollois
CVN
Convention Vie et Nature pour une écologie radicale
• www.ecologie-radicale.org
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